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Marque Bretagne

Pêche en mer sur le chalutier Le Corail à Saint-Quay-Portrieux

Saint-Quay-Portrieux
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Expérience publiée le 1 juillet 2016 dans Savourer la Bretagne

Partagez en famille les plaisirs d’une pêche en mer à bord d’un chalutier au départ de Saint-Quay-Portrieux.

  • Le Chalutier au large de Saint-Quay-Portrieux
  • Le Port de Saint-Quay-Portrieux

Partagez un moment privilégié en famille sur un vrai chalutier breton. A bord, petits et grands découvrent la pêche et le milieu marin avec un marin pêcheur professionnel.
Aujourd’hui, nous testons la journée mer. Jeux et pique-nique sur la plage le matin et partie de pêche cet après-midi. 13h30 : avec nos petits enfants (Noémie 6 ans et Max 13 ans). 13h30, nous rejoignons Nicolas, sur le Port d’Armor. Lunettes de soleil, crème solaire, vieilles baskets et bottes pour les enfants, nous n’avons rien oublié. Nous descendons le ponton avec prudence pour embarquer sur Le Corail, son chalutier. Le moteur en marche, il nous aide à monter à bord.

  • A bord du Chalutier le Corail au large de Saint-Quay-Portrieux

Ouh la la, ça tangue. Nous enfilons notre gilet de sauvetage, un vrai casse-tête breton ce truc-là ! TRIIIT ! Les petits malins, ils ont trouvé le sifflet… Nicolas rappelle gentiment aux enfants que le gilet pas un jouet : c’est un outil de sécurité, qui casse les oreilles et qui n’autorise pas à jeter les autres par-dessus bord. La barrière de sécurité mise, chacun prend ses aises. Prêts ? C’est parti. Le Corail quitte le port, vitesse de croisière. Nous passons à l’avant, « My heart will go on » résonne dans mes oreilles, je souris, peu de chance de croiser le Titanic… « C’est quoi ça ? » « C’est pour quoi faire ? » « Il est bizarre ton tableau de bord… » « Il est où le frein ? », les questions fusent dans la cabine. Les enfants sont impressionnés. Nicolas présente chaque instrument : carte marine, GPS, sondeur et hop, le pilote automatique. Le cap est choisi, tout droit, direction « La Banane ». Thé, café ou jus d’orange, le capitaine est équipé. Du bateau, la côte et la Baie de Saint-Brieuc sont vraiment très belles. « Elle est à qui cette maison sur l’île ? », « C’est l’île Harbour et c’est un phare », « Vous venez d’où ? », « Pas trop dur le métier ? ». Tout en continuant de faire connaissance, mon mari et moi profitons d’une visite guidée. Nicolas connait la Baie comme sa poche.

  • Au départ du port de Saint-Quay-Portrieux

Au-dessus des Îles Saint-Quay, il coupe le moteur. Les choses sérieuses commencent : maxi cannes pour les adultes, mini pour les enfants, mitraillette, hameçons et plumes, le matériel requis pour appâter le maquereau est prêt. Règle n°1 : attention aux hameçons, règle n°2 : attention à son voisin, règle n°3 : éviter les nœuds. Nous ne sommes pas des pros alors d’abord on observe. Laisser le plomb descendre progressivement en retenant le fil, remonter, descendre, remonter, descendre… tel un yoyo, c’est la technique de la dandine. Tout à coup, ça tire, la canne tremble, le poisson aurait-il mordu ? Bravo Noémie ! On remonte, Nicolas l’aide un peu (beaucoup en fait), ouah ! Un beau spécimen ! Vite, il faut l’attraper. De ses petites mains, Noémie tient le poisson par le milieu. Beurk, ça colle. Et puis ça glisse aussi, comme un ver de terre. Nicolas aide à retirer l’hameçon « ça lui fait mal ? ». De leur côté, les garçons vivent leur vie, le nez au vent… déjà une dizaine dans le seau ! Pour varier les plaisirs, changement de leurres pour tester la daurade et la seiche. Bingo pour Max, une seiche. Par contre, là c’est Nicolas qui se charge de la décroche parce que ça tâche, comme la peinture. Noémie a lâché sa canne, elle préfère discuter avec les poissons, au-dessus du seau. Allez, changement de cap ? Direction la bouée des Hors. Nous remettons les cannes, histoire de compléter la pêche. 17h, il faut songer à rentrer. 50 maquereaux, 2 seiches et 3 dorades, nous aurons largement de quoi cuisiner. Avant de déguster le fruit de notre pêche, il y a du boulot. Couper les têtes, vider, écailler, nettoyer. Nicolas se charge de mettre la seiche en blanc. « Tu vas lui mettre son pyjama ? ». Sur le retour, les recettes vont bon train : barbecue, rillettes, marinades… Nous sommes arrivés au port, même pas vu le temps passer. Mon mari aide à amarrer le bateau, moi je gère le rangement des gilets.

C’était chouette. Nous avons partagé un super moment en famille, bien ri et profité du paysage. Nous nous sommes presque sentis Bretons ! Pour se dire au revoir, poignée de main pour les garçons et un petit bisou des filles. L’odeur du poisson va certainement nous accompagner jusqu’à la maison mais ce soir, nous allons bien nous régaler.

Et après ?
Aller déguster une glace au Poisson Rouge sur le port
Aller déguster une glace au Poisson Rouge sur le port
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Par
Florence

Fière de mes attaches bretonnes, je vous emmène avec ma petite famille lors de nos escapades iodées. Pas de temps pour l’ennui : un instant de sérénité en paddle, une partie de pêche mémorable, un arrêt dans le temps à bord d’un vieux gréement, une pause gourmande entre amis face à la mer… Ma côte bretonne n’a pas fini de vous réserver des surprises!

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